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D’une logique du chiffre à la protection des citoyens

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3% d’augmentation en 2009 des violences aux personnes ; 14 % d’augmentation entre 2003 et 2008 des atteintes volontaires à l’intégrité physique et 37% d’augmentation des violences physiques non crapuleuses. Seules 15 % des affaires d’atteintes aux biens, représentant 65 % de la délinquance en France, sont élucidées.

Le bilan des politiques gouvernementales en matière de sécurité ne laisse pas de place au doute. Les résultats soi-disant éloquents obtenus par Nicolas Sarkozy ne résistent pas à l’examen des chiffres. La logique du tout répressif, faisant du délinquant un acteur rationnel qui, tel un entrepreneur, compare la rentabilité escomptée de l’acte délictueux à son coût éventuel, ne fonctionne pas. En sept ans, trente lois sur la sécurité, la justice et l’immigration ont été votées. Elles ne proposent pas de solution au problème posé, et ont pour seul d’intérêt un affichage politique face à un fait divers.

La logique du chiffre et du rendement conduit quant à elle les forces de l’ordre à délaisser certaines missions, comme la présence sur le terrain ou le travail d’investigation, entraînant une dégradation des conditions de travail dénoncé par l’ensemble des syndicats.

La sécurité est désormais considérée comme une politique publique comme les autres. Les effectifs de police et de gendarmerie sont soumis à la règle du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, entraînant en deux ans la suppression de 9121 emplois de policiers et de gendarmes. Le retour à une forme de police de proximité voulue par Nicolas Sarkozy aura elle aussi été victime de la logique budgétaire. Seules 35 UTeQ sont installées, et leur déploiement est suspendu par mesure d’économie. Des quartiers entiers ont été ainsi transformés en zone de non droit par le trafic de drogue et le règne de bandes organisées

La sécurité est un tout, une chaîne passant par l’école, la justice, la gendarmerie, la prison, dont il faut en permanence travailler la cohérence. Une lutte efficace contre l’insécurité ne se conçoit pas sans être adossée à un projet ambitieux de transformation sociale. Il nous faut inventer des réponses nouvelles :

1. Recentrer les missions dévolues à la police et à la gendarmerie dans le sens de la protection du citoyen.
2. Limiter les récidives en faisant appliquer les peines dès le premier délit , et développer les TIG.
3. Une politique carcérale plus souple préparant les condamnés à la sortie et prévoyant un accompagnement une fois libre.
4. Redonner à la police et à la justice les moyens de remplir leurs missions.
5. Développer et mieux encadrer les réponses locales. Nous proposons que les élus locaux coordonnent en partenariat avec l’état la politique locale de sécurité, par la généralisation des CLSPD.
6. Le retour d’une police de proximité dans le cadre de zones de sécurité prioritaires.

Il ne peut y avoir de liberté sans sécurité, de justice sans sécurité. Nous prendrons toute notre place au cœur de la famille socialiste pour apporter aux Français un droit à la protection dont ils ne doivent plus être privés.

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